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Wim Delvoye : Linda

10 juin 2022

PIASA organise le mercredi 16 juin 2022 une vente d’art moderne et contemporain.

Composée de 103 lots, cette vacation s’articule autour de plusieurs corpus de pièces qui dressent un panorama de l’art contemporain, à la fois dans ses spécificités françaises et internationales depuis la second guerre mondiale jusqu’à nos jours.


Wim Delvoye (né en 1965)
Linda, 2006
Estimation: 20 000 / 30 000 €


A la question "Comment en êtes-vous venu à tatouer des cochons vivants ?", Wim Delvoye répondit lors d'un entretien accordé au Monde (25 Août 2005) : “C'est une vieille histoire qui remonte au début des années 1980. Lors de vacances à Cuba, un ami, Gerardo Mosquera, me dit: 'Tu sais, Fidel Castro parle de libéraliser le régime, mais la seule concession qu'il veut bien faire à la population, c'est de permettre d'avoir un cochon dans chaque maison. Avec le communisme, le cochon était un symbole capitaliste, et il n'était pas autorisé dans l'espace privé. C'est vrai qu'on épargne de l'argent avec un cochon. C'est un produit d'accroissement biologique et financier. On attend une plus-value. C'est comme l'œuvre d'art. Même le meilleur collectionneur en attend une plus-value. S'il ne cherche pas un investissement financier, il cherche une plus-value sociale ou symbolique. Personne ne veut admettre que la force qui est derrière l'art , c'est qu'on peut le posséder. Je paye des tatoueurs pour tatouer des petites peintures sur les cochons. C'est très spécial de tatouer, c'est vraiment anticlasse, sauf chez les crapuleux. Et je montre au monde des œuvres qui sont tellement vivantes qu'elles doivent être vaccinées... Ça vit, ça bouge, ça va mourir. Tout est réel. L'art vivant, c'est plus résistant que l'art empaillé.”








Vente associée

Art Moderne et Contemporain

Paris jeudi 16 juin 18:00 Voir les lots