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Ventes d'automne à la Patinoire Royale de Bruxelles

25 octobre 2026

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Romain Monteaux-Sarmiento

Dans la lignée des rendez-vous d'exception orchestrés au cœur de la capitale belge, la maison de ventes PIASA a le plaisir d'annoncer sa grande session d'enchères d'automne à La Patinoire Royale à Bruxelles organisée par Sabine Mund et Valentine Roelants du Vivier. Cette semaine d'art et de design réunira, du 25 au 29 octobre 2026, des ensembles d'une provenance irréprochable, célébrant l'esprit d'avant-garde, la rigueur géométrique et l'expérimentation formelle.

La vacation s'articulera autour de plusieurs chapitres phares : la dispersion de la Collection Velma Bury d'un ensemble exceptionnel de bijoux cinétiques, la vente Art Belge & Écoles du Nord, une session consacrée au Design organique et minimal par Jérôme Abel Seguin, ainsi qu'une importante vente Design.

En préambule de la vente des bijoux de Pol Bury, PIASA organisera une journée d’expertise gratuites et confidentielles consacrée Bijoux et une Masterclass exclusive le mardi 27 octobre 2026, animée par Véronique Tajan, Spécialiste Senior du département Bijoux & Montres.

ART BELGE & ÉCOLES DU NORD

Jeudi 29 octobre 2026 à 14h00

La journée d'enchères débutera à 14h00 avec une vacation mettant à l'honneur les grands maîtres modernes et contemporains de la scène nord-européenne. Parmi les ensembles phares, Wim Delvoye occupe une place de choix avec des pièces historiques des années 1988-1990, telles que l'iconique Installation of 12 ironing boards (estimée entre 80 000 et 120 000 €) ou ses bouteilles de gaz émaillées aux décors d'inspiration flamande ou grecque, à l'image du lot Gandagas A 40082 (estimé 15 000 à 20 000 €). L'abstraction lyrique et le constructivisme s'illustrent notamment à travers la toile historique réalisée à quatre mains par Englebert Van Anderlecht et Jean Dypréau, Pour capturer l'éclair (1959), exposée en son temps à la Galerie Pagani à Milan (estimée 25 000 à 35 000 €), ainsi que par une peinture Sans titre de 2002 signée Marthe Wéry, réalisée en acrylique sur aluminium (estimée 15 000 à 20 000 €).

La sélection comprend également une puissante huile sur toile de Karel Appel provenant de l'ancienne collection du sculpteur Reinhoud D'Haese (estimée 20 000 à 30 000 €) et une impression photographique monumentale sur tissu de Panamarenko, Scotch Gambit at Rijnkaai, Antwerpen de 2001 (estimée 15 000 à 20 000 €). Ce panorama exceptionnel est complété par des œuvres remarquables de Paul Delvaux, Bram Bogart, Reinhoud, Teun Hocks, Guillaume Bijl ou encore Philippe Vandenberg.

LES BIJOUX CINÉTIQUES DE POL BURY, COLLECTION VELMA BURY

Jeudi 29 octobre 2026 à 15h00

La session se poursuivra à 15h00 avec un volet intime particulièrement attendu par le marché international, réunissant 27 pièces d'exception en or 18k, argent 925 % et laiton provenant directement de la famille de l'artiste. Cette collection inédite met en lumière l'art cinétique à porter à travers des créations emblématiques telles qu'un bracelet Sphères mobiles de deux côtés d'un cylindre mariant l'or blanc 18k et des billes d'or jaune (estimé 20 000 à 30 000 €) ou un élégant bracelet jonc ouvert Disques mobiles en or jaune 18k (estimé 8 000 à 12 000 €).

Le travail sur le mouvement et la vibration se décline également à travers la célèbre broche Bâtonnets mobiles de 1970 en or blanc 18k et laiton éditée par Gem GianCarlo Montebello (estimée 8 000 à 12 000 €), ainsi qu'une broche-pendentif rectangulaire Sphères mobiles façonnée en or blanc 18k (estimée 4 000 à 6 000 €).

DESIGN ORGANIQUE ET MINIMAL PAR JÉRÔME ABEL SEGUIN

Jeudi 29 octobre 2026 à 16h30

Pour continuer cette journée de ventes à 16h30, PIASA et Jérôme Abel Seguin s’associent pour leur troisième collaboration en présentant un ensemble monumental taillé dans des essences rares d'Indonésie. Le designer y magnifie le teck, le merbau, les racines de litchi, le bois pétrifié ou le bois de fer, comme en témoigne une spectaculaire table de salle à manger créée en 2025, dotée d'un plateau en merbau massif de 11 cm d'épaisseur reposant sur une racine de teck (estimée entre 30 000 et 40 000 €).

Les pièces uniques sculptées dans la matière brute comprennent également un paravent d'exception façonné en 2026 dans une racine de litchi et du bangkirai (estimé 25 000 à 35 000 €) ainsi qu'une banquette de 2026 réalisée en loupe de teck de Java (estimée 8 000 à 12 000 €).

DESIGN

Jeudi 29 octobre 2026 à 18h00

L'excellence du design et de l'artisanat d'art belge


La première partie de la vacation célèbre l’artisanat d'art et la rigueur architecturale qui caractérisent la scène belge de l'après-guerre.

L'hommage s'ouvre sur un remarquable ensemble monographique consacré au céramiste et sculpteur Pierre Culot. Travaillant le grès chamotté et les émaux subtils dans son atelier de Roux-Miroir, l’artiste explore les tensions entre fonction utilitaire et monumentalité architecturale à travers ses vases cruciformes, ses séries inspirées de la ligne « Citroën », ses grands plats et ses jardinières.

Le mobilier moderniste belge est représenté par son chef de file, Jules Wabbes. Connu pour son utilisation intransigeante des matériaux nobles et du bois de bout, le créateur est présent à travers des pièces emblématiques telles que le bureau de direction Boomerang en wengé massif lamellé-collé, une imposante table basse en bois debout, ainsi qu'un spectaculaire porte-manteaux mural en wengé et laiton édité par Général Décoration.

Événement au sein de cette sélection, la vente présente le mobilier original conçu par Edward Wormley et choisi par Jules Wabbes en 1965 pour l'aménagement de l'appartement du Roi et de la Reine des Belges à bord du navire de la Force Navale Godetia, comprenant une suite de huit fauteuils de conférence et un grand salon circulaire.

L’art de la matière et des inclusions minérales est illustré par les créations d’Ado Chale, notamment avec une table basse Goutte d’eau en fonte de bronze et acier et un modèle en résine incrusté de pastilles de malachite et de jaspe orné d'un cabochon de rubis, ainsi que par les tables en marqueterie d’œil-de-tigre et d’hématite d'Etienne Allemeersch.

Chefs-d'oeuvre du mobilier moderniste et luminaires historiques

Au-delà de la scène belge, la vacation réunit un ensemble exceptionnel d’icônes internationales qui jalonnent l'histoire du design du XXᵉ siècle. Parmi les sommets de la vente figure le célèbre bahut dit « à blocs » conçu par Charlotte Perriand vers 1955. Destiné à l'aménagement des cités de cadres de la société MIFERMA à Cansado, en Mauritanie, ce meuble en tôle d’acier laquée, stratifié et sipo illustre magistralement la synthèse propre à la créatrice entre rationalité de la production en série et chaleur sensorielle du bois. L'inventivité constructive française est également saluée par la présence d'une chaise Métropole n° 305 dite « Standard » des Ateliers Jean Prouvé, datant de 1950, pièce fondatrice de l’esthétique industrielle d’après-guerre.

Le modernisme italien déploie quant à lui toute sa subtilité à travers un corpus majeur de réalisations signées Gio Ponti. On remarque en particulier une rare paire de fauteuils modèle n° 489 éditée par Cassina vers 1950, alliant structure en noyer et cannage en paille de Vienne, une commode murale en loupe et laiton créée pour l’Hôtel Royal de Naples, ainsi qu'une paire de fauteuils de 1952 provenant de la Casa Dott. Marmont. Ce dialogue transalpin se prolonge avec les bibliothèques et assises d'Ignazio Gardella, les pièces de Carlo Mollino et d'Osvaldo Borsani, sans oublier les créations d’Afra et Tobia Scarpa pour Maxalto.

L'art de l'éclairage constitue un autre temps fort grâce à la direction artistique virtuose de Max Ingrand pour Fontana Arte. Le maître-verrier est représenté par une spectaculaire suspension en verre satiné et laiton vers 1956, le miroir lumineux modèle 1657, un exceptionnel miroir en verre teinté taillé vers 1958, la lampe « Disco Volante » ainsi que le lampadaire « Dahlia », complétés par d'audacieuses suspensions géométriques de Stilnovo et d'Angelo Lelii pour Arredoluce.

La poésie de la matière et du geste se retrouve enfin dans un ensemble remarquable de sculptures lumineuses de la série Akari d'Isamu Noguchi, où la légèreté du papier Washi rencontre la rigueur de la fonte dans les modèles de table BB2 et les lampadaires BB3 édités par Ozeki & Co. Cet attachement au travail de la main fait écho au mobilier brut en noyer de George Nakashima réalisé sur commande spéciale, aux lignes organiques de Pierre Chapo, ainsi qu'au langage primitif et texturé de Christian Astuguevieille, dont les assises et consoles enveloppées de corde de chanvre dialoguent avec une série de monochromes sur verre.

(Œuvres visibles lors de l'exposition publique à La Patinoire Royale).

Romain Monteaux-Sarmiento

Vente associée

Art belge & Écoles du Nord

Bruxelles jeudi 29 oct. 13:00 Voir les lots